Le fauteuil roulant jugé trop lourd, EasyJet refuse d'embarquer un enfant handicapé
2011-06-29 09:01:04.953

La compagnie d'aviation EasyJet est manifestement de plus en plus critiquée dans le cadre de son règlement et de ses rapports très particuliers avec les passagers handicapés. Cette fois, c'est la maman d'un jeune garçon handicapé du Leicestershire qui désire déposer plainte. EasyJet refuse d'embarquer le jeune moins-valide de 12 ans au motif que son fauteuil roulant électrique est trop lourd et qu'il constitue de ce fait un risque d'atteinte à la santé et à la sécurité de son personnel.
Le jeune Declan Spencer, souffre d'une dystrophie musculaire qui lui impose l'utilisation d'un fauteuil roulant électrique spécialisé qui pèse 95 kilos. Il est à noter que ce poids n'est pas exceptionnel pour ce type de matériel utilisé par bon nombre de moins-valides. Le jeune passager handicapé a d'ailleurs volé sur d'autres compagnies aériennes sans qu'aucun problème particulier ne lui soit mentionné.
La compagnie aérienne EasyJet déclare qu'elle accepte d'embarquer des fauteuils roulants électriques à bord de ses appareils mais impose que ceux-ci n'excèdent pas 60 kilos ( un poids anormalement bas pour ce type de fauteuil ). Si le fauteuil roulant dépasse ce poids limite alors EasyJet impose au passager ou aux accompagnants de démonter celui-ci en plusieurs éléments ou en différentes sections qui ne pourront dépasser les 60 kilos .
Seul problème, c'est qu'il est connu des opérateurs qu'en général ce type de fauteuil électrique ( à l'exception des batteries )ne peut-être être désassemblé au risque de ne plus pouvoir fonctionner correctement. Ce matériel de haute technologie et de prix élevé ne peut être traité comme un simple jeu de « Mecano » .
EasyJet persiste et signe : soulever un fauteuil roulant qui excède les 60 kilos constitue une menace pour la santé du personnel et donc également une menace pour la sécurité de ses employés.
Easyjet n'offrait donc aucune solution pour embarquer le jeune passager et lui a donc refusé l'accès à bord. La maman du jeune passager handicapé, Alexandra Spencer, de Syston désire donc porter plainte en justice pour discrimination de traitement envers les personnes handicapées.
Manifestement la compagnie Low Cost EasyJet semble bien adopter des limites et des règlements internes très stricts qui ont pour effet de laisser au sol certains passagers handicapés.
On peut se demander, à juste titre, comment la compagnie embarque des palettes ou colis de plus de 60 kilos qui, faut-il le dire, ne sont pas rares dans le domaine du transport aérien. Ce qui serait donc possible pour ce type de matériel ne le serait donc pas pour un fauteuil roulant ? Cela reste à prouver mais on reste en droit de se demander pourquoi les personnes handicapées sont déclarées indésirables en cabine chez EasyJet alors qu'elles le sont, sans aucun problème, au sein d'autres compagnies aériennes.
C'est sans doute la question qu'il faudra un jour poser officiellement mais d'ici ce moment, voila un dossier de plus qui semble prendre la direction de la pile consacrées aux plaintes déposées à l'encontre d'EasyJet par les personnes handicapées. Un de plus ou un de trop ?
Il faut rappeler que l'on attend actuellement en France les décisions de justice quant au refus de la même compagnie EasyJet d'embarquer des passagers en fauteuil roulant voyageant seuls au motif d'un péril avéré pour la sécurité ( une mesure que n'applique manifestement pas d'autres compagnies ).
Article original sur Handimobility
Retour sur Rencontre-HandicapL'Association des Paralysés de France lance "Différents Ensemble" du 25 juin au 04juillet
2011-06-28 09:22:52.453
Pour la deuxième année consécutive, l'Association des Paralysés de France lance "Différents Ensemble" du 25 juin au 04
juillet : balades urbaines, expositions de société, théâtre, …. Différentes formes d'expression feront découvrir aux habitants
les bienfaits de la mixité sociale.
Lancée en 2010, cette manifestation, a pour objectif de sensibiliser le grand public au handicap en encourageant la mixité
sociale et l'accès à tout pour tous. Un pari réussi lors de sa première édition : " Différents Ensemble" avait attiré des centaines
de visiteurs.
L'édition 2011 sera une somme de croisées, de perspectives, ponctuée de temps de découvertes et d'émotions, de
sensibilisation qui se déroulera au-delà des frontières de notre association. Elle a pour objectif de changer le regard sur le
handicap en s'appuyant sur une démarche participative, militante et sur des actions de médiation culturelle. Trois actions de
la semaine villeurbannaise de sensibilisation aux handicaps seront signées par l'Association : des balades urbaines, des
expositions, une pièce de théâtre.
Finalement, en alternant balades et médiation culturelle, lieux fixes et lieux éphémères, avec pour credo de faire voir
autrement, "Différents Ensemble" a tenu son pari : s'attaquer aux frontières symboliques du handicap, rechercher avant tout
la mixité, le croisement des cultures et des êtres, concilier sensibilisation et revendication, signer une programmation où le
culturel côtoie le handicap, où les oeuvres atypiques de personnes en situation de handicap s'affichent au même titre que
celles d'artistes engagés, où l'on peut découvrir en écoutant, en regardant, en partageant, en échangeant, en riant.
Article original sur handirect
Retour sur Rencontre-HandicapOuverture à Athènes des jeux Olympiques spéciaux, pour les handicapés mentaux
2011-06-27 07:44:02.906
ATHENES - Le coup d'envoi des jeux Olympiques spéciaux, une compétition sportive réservée aux handicapés mentaux, a été donné samedi soir à Athènes, avec la participation de 7.500 athlètes représentant 180 pays, selon les organisateurs.
La cérémonie d'ouverture, avec le traditionnel défilé des délégations, a eu lieu dans le stade de marbre du centre d'Athènes, qui accueillit en 1896 les premiers jeux Olympiques modernes, en présence du président de l'organisation, Timothy Shriver, du chef de l'Etat grec, Carolos Papoulias, de la commissaire européenne à l'Education, Androulla Vasileiou, et du président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge.
La 13e édition des jeux Olympiques spéciaux (Special Olympics), comprenant 22 compétitions différentes, dont entre autres la natation, l'athlétisme, le tennis, le basket, le volley, la gymnastique rythmique, le football ou le badminton, doit durer jusqu'au 4 juillet.
Outre les athlètes, y participeront 3.000 entraîneurs et employés, 25.000 bénévoles et 40.000 membres des familles des athlètes, a souligné le comité d'organisation dans un communiqué.
Lancés en 1968 avec la participation d'un millier d'athlètes de 26 Etats américains et du Canada, et reconnus par le CIO vingt ans plus tard, les jeux Olympiques spéciaux sont organisés tous les deux ans.
Un tiers du budget de cette édition est financé par l'Etat grec qui a mis aussi à disposition des sites construits pour les JO de 2004 à Athènes et pour la plupart inutilisés depuis.
La Commission européenne a aussi contribué avec une enveloppe de 10 millions d'euros.
Toutefois, en raison de la crise grave que traverse la Grèce et face à la prise en charge notoirement défaillante du handicap physique et mental dans le pays, encore aggravée par l'austérité, des voix se sont élevées pour critiquer cette manifestation couteuse.La Fédération Posgamea, regroupant 200 associations d'handicapés et de familles, a dénoncé le gaspillage et son exclusion du comité d'organisation.
Article original sur 20minutes
Retour sur Rencontre-HandicapAccessibilité : un rapport préconise de faire passer les personnes en situation de handicap par les sous-sols !
2011-06-24 09:32:02.218
Alors que la proposition de loi Paul Blanc, ouvrant la brèche aux dérogations à l'accessibilité, va passer en seconde lecture à l'Assemblée nationale le 28 juin, un rapport vient d'être rendu par le sénateur Eric Doligé proposant des mesures pour atténuer les obligations d'accessibilité aux collectivités locales.
L'APF conteste plusieurs propositions de ce rapport qui remettent en cause les fondements de la loi handicap de 2005, voire même de l'approche de l'accessibilité depuis plus de 30 ans ! Dans ce rapport les personnes en situation de handicap sont considérées comme des citoyens de seconde zone ; les personnes à mobilité réduite n'ont-elles pas le droit d'accéder par la même entrée comme tout le monde ?
La vie des personnes en situation de handicap selon Eric Doligé se réduit donc à accepter de passer par les locaux à poubelles et les sous-sols, aller à l'école dans la commune d'à côté ou d'être servi sur le trottoir…
L'APF s'oppose vivement à ces tentatives répétées de dérogations et de remise en question de l'accessibilité et appelle à une mobilisation générale avec une campagne sous forme d'interpellation des parlementaires et de pétition : Des bâtons dans les roues (www.desbatonsdanslesroues.org).
Sous prétexte de normes trop contraignantes, le rapport Doligé propose diverses mesures permettant de contourner l'obligation d'accessibilité!
Ainsi le rapport propose
- de modifier la définition réglementaire de l'accessibilité (la personne handicapée doit pouvoir occuper un bâtiment exactement comme un valide) par une approche fonctionnelle (l'obligation que la personne handicapée ait accès à toutes les fonctions du bâtiment). Cela revient à faire passer les personnes en situation de handicap par les sous-sols, les locaux à poubelles...
- de considérer l'accessibilité en termes de services équivalents rendus à l'échelle d'un territoire. Cela équivaut, par exemple, à faire des kilomètres pour atteindre la seule école ou la seule piscine accessible dans le canton.
- de supprimer le délit pénal existant. Cela revient à dire que la discrimination par l'inaccessibilité est normale, tolérée, voire encouragée ?
L'APF entend les difficultés des collectivités locales, mais la réponse doit se traduire par un soutien et un engagement politique forts en donnant plus de moyens aux collectivités et non pas en proposant à ces dernières de réduire leurs obligations légales ! Ce que propose d'ailleurs le rapport Doligé.
L'APF a envoyé aujourd'hui un courrier à Eric Doligé et lui propose de passer une journée en fauteuil, dans son canton dans le Loiret, afin de constater par lui-même, les problèmes d‘accessibilité des logements, des transports, de la voirie, des commerces, des lieux publics afin qu'il se rende compte de l'effet que cela fait de devoir contourner des obstacles sans arrêt, de passer par des endroits « spécifiques » et « cachés » de tous, voire de rester bloqué.
De plus, l'APF rappelle que le retard pris dans la mise en accessibilité des communes de France est considérable et qu'il faut absolument mettre en place une politique incitative. Car remettre en cause le principe d'accessibilité, c'est remettre en cause la loi handicap de 2005 et la convention ONU relative aux droits des PSH signée et ratifiée par la France et l'Union européenne
La rapport d'Eric Doligé va dans le sens de l'ouverture de la brèche entamée avec la proposition de loi Paul Blanc, visant à améliorer le fonctionnement des MDPH, et qui revient sur un acquis fondamental pour les personnes en situation de handicap : l'obligation d'accessibilité. La loi handicap de 2005 constituait sur ce point un progrès de société en prévoyant notamment que tous les établissements recevant du public soient accessibles à tous. Aujourd'hui et malgré de vives protestations, les lobbies de l'immobilier et de l'hôtellerie ont obtenu de certains parlementaires la possibilité de déroger à ce principe.
Cette mesure constitue un grave recul social et une entrave évidente à la liberté de circuler des personnes à mobilité réduite.
Alors que cette proposition de loi va passer en seconde lecture au Sénat le 28 juin prochain, l'APF appelle à une mobilisation générale avec une campagne sous forme de pétition et d'interpellation des parlementaires : Des bâtons dans les roues.
Cette campagne, réalisée par BDDP Unlimited, démarre cette semaine et se déploiera à travers 3 annonces de presse quotidienne et magazine, des affiches, des tracts et un blog.
Article original sur ressources-solidaires.org
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