Christine Kelly (CSA) poursuit en diffamation un tétraplégique
2011-07-11 09:25:12.343

La 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, où nous nous trouvions le 7 juillet, est décidément un lieu où pleuvent les perles pour Enquête & Débat. Nous y avons notamment appris que Christine Kelly (photo), membre du CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel), poursuivait en diffamation un tétraplégique qui avait eu l'audace d'écrire la phrase suivante sur Facebook : “Christine Kelly au CSA, et pourquoi pas Steevy Boulay à l'Académie française ?“.
Cela illustre au moins trois choses :
- 1- la judiciarisation du débat se poursuit et s'amplifie sur Internet, notamment les réseaux sociaux, à un point tel qu'il faudra bientôt créer une 17ème chambre bis uniquement pour Internet, vu le nombre de propos qui s'y tiennent, comparé aux médias classiques.
- 2- l'absence d'humour et d'autodérision chez Christine Kelly, la phrase de cet internaute étant pour le moins humoristique. Si les membres du CSA commencent à poursuivre tous ceux qui ont écrit ce genre de phrase au sujet de l'un d'eux, ils vont passer leur vie à faire des procès. Par ailleurs c'est pour le moins inquiétant pour la liberté de ton permise par le CSA à la télévision, si ce genre de poursuite judiciaire illustre l'état d'esprit général de l'institution dans sa mission de régulation des programmes audiovisuels.
- 3- l'absence totale de compassion et d'humanité pour un tétraplégique, d'autant que Christine Kelly est la présidente d'un groupe de travail sur l'accessibilité aux personnes handicapées pour le compte du CSA.
Article original sur agoravox.fr
Retour sur Rencontre-HandicapUn japonais handicapé visite le Mont-Saint-Michel à l'aide d'un robot
2011-07-08 10:16:31.796

Seiji Uchida, 49 ans, est handicapé physiquement, mais a pu surmonter son infirmité pour réaliser son rêve d'escalader le Mont Saint Michel, grâce à une technologie inspirée de la robotique.
Ce mercredi 5 juillet 2011 restera une date gravée dans la mémoire de Seiji Uchida. Ce Japonais de 49 ans a pu découvrir le Mont Saint Michel, dont l'ascension est une véritable épreuve physique, grâce à un robot qui lui a permis de surmonter son handicap physique.
Un rêve enfin réalisé
Un accident de moto avait privé ce père de famille de l'usage de ses jambes voilà 27 ans, rapporte l'AFP. Mais depuis plusieurs années, l'homme chérissait le rêve de visiter le Mont Saint Michel en France, épreuve difficile du fait de sa paralysie. C'était sans compter la technologie révolutionnaire dont il a finalement pu bénéficier, ainsi que sa motivation sans bornes.
"Le Mont est très difficile d'accès pour quelqu'un en chaise roulante, c'était un rêve d'être ici. Je souhaite montrer à mes enfants qu'avec un handicap on peut affronter tout ce qu'on veut", a-t-il expliqué une fois arrivé au sommet.
Une combinaison futuriste
Mais tout cela n'aurait pas été possible sans l'aide d'un porteur équipé d'une combinaison robotique révolutionnaire appelée HAL (Hybrid Assistive Limb). Cet équipement à "assistance musculaire", digne d'un film de science-fiction, permet à celui qui l'endosse de décupler ses forces physiques. La structure métallique, alimentée par une batterie, entoure le dos, suit les bras et les jambes et prend en charge le travail musculaire requis pour l'effort grâce à des capteurs qui détecte les signaux émis par le cerveau.
La machine blanche pèse 25 kilos et semble sortie d'un univers futuriste ; elle permet au porteur de prendre en charge des poids allant jusqu'à 200 kilos... Mais la personne handicapée ne peut pas s'en servir elle-même, comme l'a expliqué son concepteur Yoshiyuki Sankai, qui compte commercialiser HAL avec sa firme Cyberdyne. La machine a été exceptionnellement prêtée pour l'occasion.
L'ascension valait le coup !
Il a fallu 1 h 30 pour que l'homme parvienne à atteindre le sommet, porté par un volontaire qui, bien que fatigué par l'effort, est "heureux" pour celui qui a réalisé son rêve en compagnie de sa femme et ses enfants. Les touristes déjà présents à 8 heures du matin ont été éberlués par la machine, qui a fait son petit effet.
M. Uchida est ravi de son expédition : "Je voudrais que le Mont Saint-Michel reste comme il est et que les handicapés puissent le visiter", a-t-il dit, vêtu de son t-shirt clamant "Je n'abandonne jamais". Il envisage d'ailleurs désormais d'autres visites sensationnelles, comme celle du Macchu Picchu au Pérou...
Article original sur handicapinfos.com
Retour sur Rencontre-HandicapUne solution pour le tétraplégique dont la mère avait sollicité le président
2011-07-07 08:45:15.953
Une solution "durable" a été trouvée mardi en faveur du jeune tétraplégique dont la mère décédée avait demandé au président Nicolas Sarkozy de s'occuper, a-t-on appris auprès de la préfecture de l'Eure.
Eddy de Somer, 33 ans, doit être accueilli "dans les prochains jours" dans un établissement spécialisé dans la rééducation fonctionnelle de Saint-André-de-l'Eure (Eure), a précisé la préfecture. Cet établissement dépend de l'Adapt, une association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées.
Cette décision de placement a été prise "en accord" avec le frère et la soeur d'Eddy, selon cette même source.
"C'est une très bonne nouvelle et une très bonne solution qu'avait d'ailleurs envisagée sa mère, Michèle de Somer, qui avait visité ce centre et pensait qu'il pourrait convenir à Eddy", a confié l'avocat de la famille, Me Fabien Picchiottino.
Eddy est actuellement pris en charge provisoirement dans une maison médicale où il a été transféré, en juin, peu avant le décès de sa mère avec laquelle il vivait au Theillement (Eure).
Michèle de Somer avait demandé, dans une lettre transmise après sa mort au président de la République, de s'occuper de ce fils. "Monsieur le Président, je vous en supplie, prenez soin d'Eddy comme si c'était votre fils", avait écrit cette femme, décédée vendredi à 57 ans au CHU de Rouen d'un cancer du poumon.
Dans ce courrier, Michèle de Somer demandait au président de trouver une place dans un établissement spécialisé pour Eddy et de "relancer" le débat sur l'euthanasie. L'Elysée avait indiqué mardi que le président avait bien reçu le courrier et avait saisi la préfète de l'Eure Fabienne Buccio pour qu'elle prenne en charge le dossier.
Cette mère avait abandonné ses activités en 2001 pour s'occuper de ce fils devenu tétraplégique à la suite d'un accident de cyclomoteur. Elle s'était engagée en faveur de l'euthanasie et avait réclamé une loi pour permettre à des personnes comme son fils de "mourir dignement".
Article original sur 20minutes
Retour sur Rencontre-HandicapLyon: un service d'accompagnement dans les transports en commun proposé aux personnes handicapées
2011-07-06 09:21:57.078

Un service d'accompagnement est proposé aux malvoyants et aux usagers en fauteuil
Armé de sa canne blanche, Mickaël a dû marcher une quinzaine de minutes. Patienter aux arrêts, puis prendre trois bus avant d'arriver, au bout d'une heure, dans le 6e arrondissement. Pour réaliser ce long et périllieux trajet, ce non-voyant de 23 ans est le premier Lyonnais à avoir pu bénéficier, hier matin, de l'aide de Sophie et Patrick, « Optiguides ». Depuis lundi, ces agents sont dédiés à l'accompagnement des personnes malvoyantes et en fauteuil dans les transports en commun, de leur lieu de départ à leur arrivée. Un service unique en France mis en place par le Sytral, propriétaire du réseau TCL. Pour en bénéficier, les usagers doivent être inscrits chez Optibus, transport de porte-à-porte en navette, dont 2?800 personnes bénéficient dans le Grand Lyon. « L'optiguide n'a pas pour but de remplacer la navette, mais de compléter notre offre, de la rendre plus souple », précise David Davenas, responsable client chez Optibus. Les handicapés peuvent notamment réserver un guide au maximum deux heures avant le départ, alors que la navette n'assure aucun déplacement à la journée. « C'est sûr que je vais gagner en liberté avec ce nouveau service, explique Mickaël. Aujourd'hui pour la plupart de mes sorties, je dois être aidé par une éducatrice ou prendre l'Optibus. Donc, tout prévoir à l'avance ».
Amener à l'autonomie
Au-delà de l'accompagnement, gratuit, Patrick et Sophie ont comme une dizaine d'autres optiguides (35 à terme) été formés pour aider l'usager à se repérer sur le réseau. Tout au long du trajet hier, ils ont décrit à Mickaël les différents lieux qu'ils parcouraient en bus. « L'objectif est de les amener à l'autonomie pour qu'ils puissent faire un jour ces déplacements sans nous. Certains y parviendront, d'autres non », note Sophie. Mickaël, lui, a bien l'intention de lâcher le bras de ses guides pour « se balader seul, un jour », avec sa canne blanche. Une perspective qu'il aborde sereinement. « Il m'arrive déjà de prendre le train seul. Dans les TCL, c'est plus simple, beaucoup de choses ont été faites pour qu'on se repère mieux (braille, informations sonores) ». Pour les personnes à mobilité réduite, le réseau TCL (bus, métros et tramways) est aujourd'hui accessible à 80 % et doit l'être totalement en 2015.
Article original sur 20minutes
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